Les ventes immobilières chutent en Ile de france
23 janvier 2009 - 10 h 18 min - Logement ancien, Prix immobilier - Pas de commentaireSelon Le figaro, les prix des logements anciens en région francilienne devraient reculer de 5% en 2009 sauf à Paris, estiment les Notaires.
Au 3ème trimestre 2008, ce sont les ventes de maisons (-38%) et d’appartements neufs (-42,8%) qui ont le plus souffert, selon les chiffres des Notaires d’Ile-de-France.
«L’immobilier d’Ile-de-France est à un tournant», avertissent les Notaires d’Ile-de-France. Au troisième trimestre 2008, ils ont constaté une chute vertigineuse des transactions : – 20% sur l’ensemble du département et jusqu’à -25% à Paris intra-muros. Les ventes de maisons (-38%) et d’appartements neufs (-42,8%) sont les plus impactées. Pour l’année 2008, les transactions ont baissé au total de 15%, en Ile-de-France. Selon les Notaires, ce phénomène s’explique par une augmentation de l’ordre de 7% des prix pour les appartements entre le mois de septembre 2007 et le mois de septembre 2008. Cette résistance à la plongée des prix est liée à une «offre de logements globalement trop faible en Ile-de-France, que ce soit pour l’accession à la propriété ou pour la location», expliquent les Notaires. Cette progression des prix dénote par rapport au reste du territoire français où les prix ont baissé en moyenne de 3,1%, selon la Fnaim. En grande couronne parisienne, les prix ont également fléchi de 1% pour les appartements et de 4% à 5% pour les maisons. En petite couronne, les prix se maintiennent.
Paris fait donc figure d’exception. Les logements s’y négocient en moyenne à 6 630 euros le mètre carré. L’arrondissement le plus cher est le 6e, en hausse de10% à 10 200 €/m2. Arrivent ensuite le 7ème (+9,3% à 9 740 € /m2) et le 4ème (+9,6% à 9 250€ /m2). A l’opposé, l’arrondissement le moins cher reste le 19ème (+7% à 5 200€ /m2), suivis du 20ème (+5,3% à 5 400€ /m2) et du 10ème arrondissement (+5,7% à 5 850€ /m2).
Un marché atone
Au quatrième trimestre 2008, les notaires constatent, d’après des données provisoires, une progression certaine des prix, mais plus faible qu’au troisième trimestre. A Paris, en fin d’année, la hausse a été de seulement 0,9%. En petite couronne, les prix se stabilisent (+0,2%) alors qu’ils baissent de 2,5% en grande couronne. Selon les notaires, «il est probable que l’activité immobilière des premiers mois de 2009 ressemble aux derniers mois de 2008, et reste donc atone en nombre de transactions sur un fond de stabilisation, voire de baisse légère des prix.»
Ces derniers tablent ainsi sur un recul des prix de 5% dans les logements anciens en Ile-de-France. «A Paris, c’est plus difficile à analyser. Les prix ont résisté tout au long de l’année mais la hausse n’est plus que de 4,5% contre 10% un an plus tôt, explique Jean-Marie Montazeaud, des notaires d’Ile-de-France. Ce qui est certain, c’est que nous sommes en phase d’atterrissage. On va probablement avoir de plus en plus de micromarchés. D’un côté, des quartiers cotés qui continueront de progresser, de l’autre des quartiers où les prix vont baisser.» En moyenne, selon ce dernier, Paris pourrait alors continuer de résister à la crise, portée par des marchés de niches.
Source: le figaro