La bulle immobilière dénoncée
3 janvier 2009 - 17 h 48 min - Bulle immobilière, Crise immobilière, Taux d'intérêt - Pas de commentaireLaurent Bajet a écrit un article tout à fait intéressant sur la crise immobilière actuelle. Voici son article dans la suite avec ma réaction.
Après nous avoir abreuvé d’arguments malhonnêtes, que la réalité vient démentir de façon cinglante (« les prix de l’immobilier ne vont pas cesser de grimper » puis « les prix vont connaître un simple atterrissage en douceur »), les professionnels de l’immobilier relayés par la plupart des grands médias, invoquent aujourd’hui à l’unisson la crise du crédit pour expliquer la chute dramatique des ventes de logements, la baisse des prix et la crise générale dans le secteur du bâtiment. Presque aucune trace d’une explication pourtant frappée au coin du bon sens : les prix de l’immobilier sont tout simplement trop chers !!
Ces dernières années ces prix ont flambé de manière vertigineuse (doublement des prix en dix ans), obéissant à un phénomène largement spéculatif et volontairement entretenu par une offre de crédit bon marché. Ce n’est pas la raréfaction actuelle du crédit mais des prix trop élevés (et c’est un doux euphémisme) qui expliquent, pour l’essentiel, le retournement auquel nous assistons. Les prix avaient, en effet, atteint un niveau inacceptable, en déconnection totale avec les fondamentaux économiques (le PIB et les revenus des français) et la valeur intrinsèque des biens mis en vente. Le durcissement des taux et conditions d’emprunt n’est que la traduction de cette situation. Autrement dit, le resserrement du crédit n’est que la conséquence d’une insolvabilité croissante des ménages et non la cause de cette insolvabilité. C’est notamment la prise en compte du risque d’insolvabilité directement liée à des prix excessifs et l’anticipation d’un retournement devenu inévitable qui ont, en effet, conduit la BCE à rehausser progressivement ses taux (n’oublions pas que la hausse des prix de l’immobilier est aussi une forme d’inflation contre laquelle elle entend lutter) puis les établissements bancaires à restreindre, dès 2007, l’accès au crédit immobilier. La crise financière et économique actuelle n’est qu’un facteur aggravant et accélérateur. Le marché de l’immobilier devait immanquablement être apuré de ses excès ; le mouvement est désormais bien engagé et la baisse des taux de la BCE, qu’elle soit ou non répercutée par nos banques, n’y changera rien.
Source: Ecrit par Laurent BAJET
L’avis du guide de l’immobilier:
Laurent nous gratifie d’un article très intéressant qui stigmatise le retournement de veste inacceptable des professionnels de l’immobilier qui n’ont cessé de nous rabâcher que l’immobilier était intouchable.
La vérité est évidemment tout autre, dans un secteur qui avait formé une véritable bombe à retardement avec des prix exorbitants et complètement déconnectés de la réalité.
Espérons que cette crise assainira tout cela et permettra à tout le monde de repartie sur de bonnes bases honnêtes et saines..